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[Interview] Clare, “gardienne” du trésor de Newgrange – Comté de Meath

Clare guide site archéologique Irlande

Newgrange est l’un des sites archéologiques majeurs de l’Irlande. Situé dans le comté de Meath, c’est un site préhistorique qui attire des visiteurs du monde entier.

Carte comté Meath Irlande

Pour la première interview de mon tour d’Irlande en 320 jours de 32 Irlandais, de 32 comtés différents, j’ai eu l’immense joie d’échanger avec Clare, l’une des “gardiennes” modernes de ce lieu sacré. Clare est responsable du centre d’accueil des visiteurs du site en question.

J’ai adoré l’écouter, et j’ai trouvé ça tellement passionnant que j’ai décidé de retranscrire en intégralité notre échange ! Le voici donc. 🙂


Clare, tu travailles au centre d’accueil des visiteurs de Newgrange, c’est bien ça ?

Oui, en fait ça s’appelle Brú na Bóinne (ndlr – se prononce à peu près « Brouna Bogna ») parce que Newgrange est en réalité un seul monument au sein d’un vaste complexe de monuments néolithiques situés dans le coude (ou virage) de la rivière Boyne, dans le comté de Meath. Donc même si Newgrange est le plus connu, en réalité l’ensemble du territoire s’appelle Brú na Bóinne et se situe tout le long du coude du cours de la rivière Boyne, au cœur de la Vallée de la Boyne.

Vallée de la Boyne Irlande

Est-ce que tu peux m’en dire plus sur le site préhistorique de Brú na Bóinne ?

En termes de géographie, tous les monuments sont construits le long d’un coude de la rivière Boyne, entre Slane et Drogheda. Quand la rivière arrive où nous sommes situés, c’est une vieille rivière, elle arrive sur un grand mur de roche sédimentaire (« shale »), donc elle doit prendre un virage serré vers la droite en passant Slane. Ensuite, elle fait un détour immense et plus loin au nord elle refait un virage serré vers le sud. Donc il y a 5 000 ans, quand ces magnifiques monuments ont été construits, ç’a dû sembler pour les gens qui les construisaient, comme si la terre était naturellement mise à part, isolée, qu’elle était déjà reconnue par des divinités ou par la rivière ou par quelque divinité qu’ils vénéraient. Donc c’est un endroit très spécial, un endroit à part.

Brú na Bóinne signifie “Palaces” ou “Manoirs” de Boyne. Et Newgrange est sans doute le monument le plus connu de Brú na Bóinne. Son nom gaélique est Sí an Bhrú (ndlr – se prononce à peu près « Shi-an-vrou »). Ça signifie « le Monticule des Fées de Brú na Bóinne (ndlr – Bien que « fée » soit la traduction littéraire de « fairy », en Irlande, « fairy » se rapporte à toute créature du monde invisible).

Site archéologique Newgrange Irlande

Tu as dit qu’il y avait de nombreux monuments préhistoriques sur le site de Brú na Bóinne. Cela en regroupe combien exactement ?

Je sais que ça va paraître bizarre comme réponse, mais c’est difficile à dire. On en a déjà trouvé plus de 150. Mais on trouve tout le temps de nouveaux monuments, même des monuments à échelle gigantesque ! Si tu te souviens de 2018, c’était un été très sec, ici, en Irlande. Et beaucoup de nouveaux monuments ont été révélés à cause des conditions météo très sèches. Y compris des monuments circulaires préhistoriques (appelés « henges ») et un immense ensemble palatial qui avait dû encercler Newgrange sur un périmètre de deux kilomètres ! Donc c’est à une échelle immense ! Et on n’avait aucune idée que c’était là !

C’est incroyable ! On pourrait penser qu’à ce jour, avec toutes nos technologies modernes, on a tout découvert, mais en fait, pas du tout !

C’est vrai, mais tu sais, Brú na Bóinne, c’est un site immense ! Et les technologies modernes sont relativement récentes, comme les études géophysiques par exemple. Et même si ç’a été analysé, il manque encore des monuments. Pour certains sites archéologiques, ils ont été enterrés depuis des siècles parce que la terre a été cultivée depuis tout ce temps. Donc pour certains d’entre eux, leur présence n’est pas du tout évidente.

J’imagine que certains de ces sites sont sur des terres privées également ?

Oui, tout à fait. Même s’ils sont sur des propriétés privées, ils font partie du site du Patrimoine mondial de l’UNESCO.

Justement, depuis quand cet ensemble archéologique est listé au Patrimoine mondial de l’UNESCO ?

Depuis décembre 1993.

Quand a eu lieu la première fouille archéologique de taille ?

Si on se concentre sur Newgrange, la première description du monument qu’on a dans nos archives date de 1700. Le monument a été redécouvert en 1699. Ensuite, il n’y a pas eu grand intérêt pour l’endroit jusqu’au XIXème siècle lorsqu’il y a eu ce qu’on appelle ici en Irlande « le Renouveau celtique », lorsque les gens se sont à nouveau intéressés à l’histoire ancienne, à la mythologie. Et ça correspond à l’essor de ce qu’on appelle, non pas archéologie, mais antiquarisme, c’est-à-dire un intérêt pour les sites anciens. Certains des « savants » ou chercheurs qui s’intéressaient à Brú na Bóinne étaient en fait très bons ! Et d’autres, plus approximatifs… Des fois, des gens venaient avec des idées préconçues de ce qu’ils voulaient trouver. Et ils essayaient de faire en sorte de faire aller les preuves dans le sens de leurs théories plutôt que d’arriver avec un esprit ouvert.

L’archéologie moderne s’est ensuite développée après la seconde guerre mondiale. La première excavation scientifique de Newgrange a commencé en 1962 sous la direction du professeur O’Kelly. La même année, le professeur Eogan a commencé à excaver à Knowth qui est l’autre large monument dans l’ensemble du site UNESCO. C’a été la première excavation à grande échelle menée par l’Etat irlandais, qui a duré de longues années. A l’époque, le professeur O’Kelly n’était pas du tout optimiste sur le fait de trouver beaucoup de choses parce que c’avait été ouvert à tous et à nu pendant si longtemps. Mais en fait, il a trouvé beaucoup et la trouvaille la plus extraordinaire était que le monument est aligné vers le soleil au lever du jour lors du solstice d’hiver. Avant qu’il commence à excaver, on ne savait pas que c’était conçu parfaitement et spécifiquement pour laisser la lumière du soleil entrer au lever du jour, lors du solstice d’hiver !

Pierre motifs celtiques Irlande

Que savons-nous d’ailleurs des croyances des gens qui ont construit Newgrange et tous ces monuments à l’ère du Néolithique ?

Oh mon Dieu ! On ne sait pas ! On ne sait vraiment pas ! On essaie de deviner, tout le monde essaie de deviner… Mais quelque chose de nouveau apparaît et tout ce qu’on supposait se retrouve chamboulé.

T’as sans doute entendu parler il y a quelques semaines de la grande révélation en rapport avec la Vallée de la Boyne ?

Euh… Ça me dit vaguement quelque chose…

Oh my goodness ! Tu n’as pas manqué ça quand même ?! Attends, je dois revenir en arrière alors ! En 1700 quand le monument a été découvert pour la première fois, il avait été noté qu’il y avait les squelettes d’un homme et d’une femme à l’intérieur de la chambre funéraire (qui ont depuis disparu). C’était des tombeaux. Mais en général les os sont incinérés, ils ne sont pas juste laissés là. On ne sait pas ce que sont devenus les squelettes de l’homme et de la femme. Je suppose qu’ils ont été enlevés pour être « enterrés de manière décente » peut-être. Enfin bon, dans les années 60, soit très longtemps après la découverte de Newgrange en 1700, le professeur O’Kelly a découvert dans la chambre funéraire, des petits morceaux d’os qui n’avaient pas été brûlés. Ils ont été enlevés du site pour être conservés au Musée National. Avançons dans le temps jusqu’à nos jours, avec une jeune femme qui fait une étude sur la génétique à Trinity College, à Dublin. Elle s’intéresse à étudier les restes qui ont été retrouvés dans la chambre funéraire du tumulus, pour vois si on peut identifier qui ils sont, s’ils sont nos ancêtres. Donc elle est allée au Musée National, a pris la boîte que le professeur O’Kelly avait rangée là-bas avec les os parfaitement conservés, et a réussi à sécuriser un génome parfait de cet individu. Donc tous les détails de cet homme lui sont apparus… Et la grosse surprise est que ses parents étaient frère et sœur !… Donc ils pratiquaient l’inceste… qui est seulement associé à un culte religieux, comme avec les Pyramides d’Egypte où ils essayaient de garder leur caractère de demi-dieux entre eux, pour ne pas se reproduire avec des gens ordinaires, pour garder la spécificité de la filiation du sang, pour garder le pouvoir entre leurs mains. Et ça, ç’a seulement été révélé cette année ! Alors c’est très difficile de comprendre ce que leur religion a pu être quand on en sait si peu, même après tout ce temps…

Donc maintenant, en termes de religion, on commence à penser qu’ils avaient une sorte de caste de rois-prêtres, ou reines, mais principalement rois car ce sont principalement des hommes qu’on a trouvés dans les chambres funéraires. Ils venaient du même groupe familial et tous les restes qui ont été trouvés dans les dolmens de cette époque à travers l’Irlande jusqu’à Sligo avaient tous des liens familiaux relativement proches des gens dont on a trouvé les os à Newgrange et Knowth. Donc on a une élite qui a régné sur la partie nord du pays, qui était capable d’organiser une quantité impressionnante de personnes pour construire ces bâtiments monumentaux, à une échelle énorme, et qui travaillaient du matin au soir pour ces gens ! Je ne sais pas pour quoi c’était, est-ce que c’était pour être vénérés ? Ou est-ce que c’était pour honorer les ancêtres ? … C’est impossible à dire.

Est-ce que les locaux qui vivent dans la vallée de la Boyne ont un intérêt particulier envers ces sites ?

Oh oui ! On a une super communauté de gens qui sont dédiés aux monuments, et qui offrent tous leur talent et compétences. Tout le monde n’est pas archéologue bien sûr, certains sont photographes ou veulent simplement en permanence célébrer ces monuments, pour trouver de nouvelles choses aussi.

Il y a aussi d’autres gens, beaucoup de gens qu’on connait, qui aiment simplement être sur place, ils ressentent une connexion spéciale, envers leurs ancêtres, envers le passé, envers le site, juste en s’y retrouvant…

Justement, est-ce que le site est ouvert à tous ?

Ça doit être pré-réservé en ligne et les visites sont guidées avec un tour. Vous ne pouvez pas juste venir et espérer explorer Newgrange tout seul, ce n’est pas possible. On doit préserver le site, s’assurer qu’il n’y ait pas trop de personnes sur place au même moment. Mais oui, c’est ouvert au public.

Est-ce que c’est ouvert pour des évènements particuliers, comme le solstice d’hiver ? Parce que ç’a été construit pour ça, non ?

Oui, le solstice d’hiver est le meilleur moment de l’année pour nous parce que… Parce que c’est le moment de Newgrange, tous simplement ! C’est là où Newgrange prend tout son sens.

On a un tirage au sort, pour être à l’intérieur de la chambre quand le soleil se lève. L’année dernière on a eu 30 000 applications de partout dans le monde !

Pour combien de chanceux ?

60 !

Pendant la période du solstice, on est ouvert au public 6 matins pour le lever du jour. On peut être 20 dans la chambre funéraire. Chaque matin on a 10 gagnants, et chaque gagnant peut venir avec un invité. Donc on a 20 personnes dans la chambre tous les matins lors du solstice d’hiver. Bien sûr, vous pouvez avoir traversé le monde pour être là ce jour-là et tomber un jour où le soleil ne brille pas le matin où vous êtes là… Mais ça n’a pas d’importance. Ce que je veux dire, c’est que c’est chouette quand le soleil brille, mais c’est quand même une expérience incroyable, même juste de se tenir là, et d’attendre pour un évènement qui a été programmé il y a si longtemps.

T’as pu y assister, au lever du soleil dans la chambre funéraire lors du solstice d’hiver ?

Oui. Je suis très chanceuse. Je travaille à Newgrange depuis très longtemps, et c’est chouette d’être « celle qui en a la clé », parce que, tu vois… C’est l’un des avantages de ce travail. C’est drôle parce que toutes ces années à travailler à Newgrange et à me tenir à l’intérieur de la chambre, lors de jours pluvieux, ou de jours ensoleillés, désormais je préfère les jours sombres… parce que je pense que c’est un peu magique ce qui se passe quand vous vous tenez-là, dans l’obscurité, à attendre. Je me dis souvent que si je disais à un groupe d’inconnus : « est-ce que vous voulez aller et vous tenir debout dans une pièce obscure avec moi pendant une heure et demi ? », ils diraient tous « elle est folle ! ». C’est un peu une idée folle, de juste se tenir debout, dans le noir…

Site préhistorique Irlande

Je comprends tout à fait ! Tous ces sites, je les adore aussi quand le temps est sombre !

Bien sûr, on ne dit pas que vous allez vous tenir debout dans le noir avec un groupe d’inconnus pendant 1h30 ! Mais c’est ce qu’on fait. Et dans l’obscurité, les gens se relaxent et commencent à expérimenter la magie du lieu. Ils commencent à dire ce qui les a emmenés ici, comment ils sont arrivés à être là. C’est un moment très particulier pour beaucoup de gens parce qu’ils se remémorent les membres de leur famille qui ont pu mourir, ils se rappellent des moments particuliers. Il y a plein de choses qui leur viennent à l’esprit.

Est-ce que tu peux me raconter une histoire que tu aurais entendue de l’un de ces visiteurs, qui t’aurait particulièrement marquée ?

Il y a tellement d’histoires !

Je me souviens il y a quelques années, un monsieur est arrivé avec son neveu, qui avait gagné une place pour le solstice d’hiver. Il n’allait pas dans la chambre funéraire, il venait juste conduire son neveu et l’invité de son neveu. Et il était très cynique sur tout cet univers autour de Newgrange, sur le fait qu’on était tous excités et impatients d’attendre le lever du jour. Il disait qu’il pouvait faire ça chez lui, n’importe quand, et qu’il n’y avait rien de particulier à venir ici. On était tous très détendus, on papotait et il nous a dit que sa sœur se moquerait de lui si elle pouvait le voir. Alors on lui a dit « qu’est-ce que vous voulez dire ? » et il a répondu : « ma sœur est décédée. Elle était très intéressée par tous ces endroits, et ça la faisait toujours rire que je sois si cynique. » On a tous compatis pour le décès de sa sœur et parler des différences entre les gens… Enfin bon, les gagnants sont allés à l’intérieur du tumulus et on était à l’extérieur du monument, sous la pluie, et on parlait. On parlait de tout et n’importe quoi, du shopping de Noel à… toutes ces petites conversations sans importance qu’on a quand on parle avec des inconnus, tu sais ! Enfin bon, quand les gagnants de la loterie sont sortis de la chambre, il y est entré avec un petit groupe de personnes qui étaient là. C’était un autre guide que moi qui est allé avec ce groupe. Et l’une des femmes de ce groupe a demandé au guide si elle pouvait lire un poème. Et le guide a répondu « bien sûr, aucun problème ! C’est un jour spécial, on n’est pas pressé ». Et elle a lu un poème, du poète David Whyte. Et l’homme qui avait été si cynique est presque tombé dans les pommes !… Parce qu’avant que sa sœur ne meure, elle lui avait donné un livre de poèmes de ce poète. Et il a senti à cet instant précis que sa sœur était en train de communiquer directement avec lui… Et quand il est sorti (j’étais dehors avec lui à attendre avant), on aurait dit une personne qui avait été complètement convertie ! Il est resté sur le site toute la journée à raconter son expérience à tout le monde ! On en avait un peu marre tu vois, et je me demandais quand est-ce qu’il allait rentrer chez lui ! Et en fait, ce qu’il avait fait toute la journée, avait été de remplir des centaines et des centaines de formulaires d’application pour gagner la loterie du solstice d’hiver pour l’année suivante ! Mais malheureusement, il n’a pas gagné, on ne l’a pas revu depuis. Mais c’est une de mes histoires préférées, juste pour montrer comme on peut changer d’avis une fois qu’on expérimente quelque chose comme ça !

D’où venait-il ?

Du comté de Clare, je crois.

Est-ce qu’il y a des légendes ou des histoires de magie liées à Newgrange ?

Oh ! Tout à fait ! Il y en a plein ! Elles ont été écrites au XIe siècle, elles sont très vieilles ! En réalité, cette histoire dont je t’ai parlé, de la jeune doctoresse de Trinity College, Lara Cassidy, qui a découvert le génome de l’individu… Quand l’un de ses collègues a cherché dans les premiers ouvrages de littérature irlandaise, il est noté « inceste » au moment de la construction de ces monuments. Et on pensait tous que c’était juste une histoire… Donc oui, l’une des histoires que l’on a dans ces écrits, c’était que le roi d’Irlande avait commis un inceste avec sa sœur. Donc c’était écrit noir sur blanc… On ne pensait simplement pas que c’était vrai. Et l’autre chose, c’est qu’on a seulement découvert le puits de lumière pénétrant la chambre funéraire de Newgrange dans les années 60. Mais ça aussi, c’est écrit dans les manuscrits médiévaux. Il n’y a aucun autre monument dans les archives littéraires irlandaises où il est question à ce point du temps, des pièges du temps, de jour et de la nuit confondus, que pour Newgrange. Donc oui, les histoires sont là ! Les légendes sont là. Et on dirait bien qu’elles sont vraies… Personne n’aurait cru que quelque chose qui a été écrit au XIème siècle, remonterait jusqu’à 3 000 ans avant J.C, et se révèlerait des siècles plus tard, être avéré scientifiquement. Ça paraît extraordinaire, qu’une histoire pouvait être racontée à l’oral pendant si longtemps !

C’est incroyable ! Parce que ça fait complètement partie de l’héritage irlandais, ces histoires contées à l’oral ! Et ce que tu me dis là en est un superbe exemple !

C’est vrai…. Mais être capable de raconter des histoires pendant 4 000 ans, avant que ce soit écrit, et de continuer à le dire encore 1 000 ans après ça, et qu’alors la science prouve que ces histoires se révèlent être vraies, c’est un grand compliment à toutes ces personnes qui ont gardé les histoires vivantes durant tous ces millénaires.

Est-ce que Newgrange a des liens avec d’autres sites préhistoriques dans le monde ?

Il y a des monuments semblables à Newgrange dans d’autres parties de l’Europe, surtout au Portugal, en Espagne, en France, autour de la Bretagne. Aussi au Danemark, en Allemagne, en Suède. Nos cousins les plus proches seraient en Bretagne et dans l’archipel des Orcades, tout au Nord de l’Ecosse. Mais les monuments en Irlande sont plus grands et plus vastes, et plus monumentaux que n’importe lesquels en Europe occidentale. Sans qu’on sache pourquoi, en Irlande, quand ils ont commencé à les construire, ils sont juste devenus de plus en plus grands. Et finalement, l’Irlande est devenue le centre de l’art, de l’architecture, des techniques de construction et de tout ça. Les monuments en Irlande ont par conséquent influencés les autres en Europe.

Y a-t-il des liens avec Stonehenge au Royaume-Uni ?

Pas vraiment. Ce sont des traditions apparemment différentes. Stonehenge est plus récent que Newgrange.  Newgrange daterait de la fin de l’âge de pierre, Stonehenge plutôt de l’âge de bronze. Il y aurait environs 1 000 ans d’écart

Pour finir, combien de personnes travaillent pour le site de Brú na Bóinne ?

Je ne peux jamais le dire précisément parce que ça varie. On s’occupe de tous les sites du patrimoine sur toute la Vallée de la Boyne. Mais on a environs 45 personnes à plein temps. C’est comme une petite usine dans la Vallée de la Boyne ! Cela inclut les personnes qui accueillent les visiteurs, conduisent les bus, entretiennent les espaces extérieurs, nettoient, cuisinent, travaillent à la boutique, guident les tours, … tout ça !

Quand est-ce que le site va réouvrir en cette période post-Covid-19 ?

On réouvre le 30 juillet. Mais on ne réouvre pas la chambre funéraire. C’est assez petit à l’intérieur, et le passage est très étroit, il n’y a pas de ventilation, donc on ne peut pas encore le réouvrir… Parce que malheureusement, quand ils l’ont pensée et construite, ils ne l’ont pas faite en pensant à la distanciation sociale !

Vous pouvez cliquer ici pour en découvrir davantage sur le site de Brú na Bóinne.


Voilà, c’était ma toute première interview ! La route est encore longue pour vous offrir 31 autres portraits ou interviews d’ici la fin de mon défi, mais je vais faire de mon mieux, je vous le promets !

J’apprécierai beaucoup votre retour, me dire si vous avez aimé ou pas cette première interview, la forme, le fond. Vous pouvez me le dire en commentaires ci-dessous, sur les réseaux sociaux, ou de manière plus confidentielle en utilisant le formulaire de contact de la page A propos du blog. Merci ! 🙂

J’offre un merci tout particulier à Clare, qui a eu la gentillesse de me faire confiance.

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Posted in Histoire, Portraits, interviews

4 Comments

  1. Skyrgámur

    Très intéressant ton premier portrait.
    Encore des similitudes entre l’iRlandais et l’iSlandais : Brú existe dans les 2 langues (même écriture) mais le sens en est différent. En iSlandais, ça signifie “pont”
    Je suppose que tu as déjà porté ta candidature pour le prochain solstice.

    • Aurélie Gohaud

      Intéressantes ces similitudes… Quant au tirage au sort du solsitce, Clare m’a effectivement donné envie d’y participer. 😉

  2. Daniel

    Merci pour cet interview,très intéressant,j’ai visité le site il y a que les années,j’ai même joué pour le solstice,bon j’ai perdu,mais j’avais pu visiter la “cave”,à l époque.Bonne continuation,j attends les autres publications

    • Aurélie Gohaud

      Merci Daniel. Je n’ai jamais participé au tirage au sort mais après avoir écouté Clare, elle m’a donné envie 😉

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