Menu Fermer

Nord Donegal : cette fascinante région du nord de l’Irlande !

Paysage du Donegal dans la péninsule d'Inishowen en Irlande

C’était en mai 2004, la première fois que je suis allée dans le nord du Donegal, tout en haut de l’Irlande. Ça inclut la péninsule d’Inishowen, mais aussi toute la côte nord déchiquetée avant d’atteindre la limite ouest de l’île. J’y suis retournée depuis, mais c’est un endroit tellement difficile à atteindre, qu’on y va rarement quand on découvre l’Irlande pour la première fois, encore moins sur un week-end quand on vit en Irlande.

Le comté du Donegal, c’est où ?

Le comté du Donegal sur la carte D'Irlande

Le Donegal, c’est le comté tout au nord de la république d’Irlande, coincé au nord-ouest de l’île, entre l’Océan Atlantique et l’Irlande du Nord. Avec une densité de population de 32 habitants au kilomètre carré (recensement de 2016), et une population vieillissante et en déclin, c’est de loin le comté le plus “reculé” d’Irlande quand on parle d’accessibilité. Et vous vous doutez bien que plus on s’enfonce dans ce comté en direction du nord de l’île, plus il est reculé! 😉

Pour aller chercher le nord du Donegal, il faut comprendre que le temps est le plus grand des luxes.

Pour vivre dans le Donegal, il faut être philosophe, un peu, sans doute. Quand on y met les pieds, on comprend que malgré la rudesse de la vie là-bas, la puissance des éléments force à l’humilité et à la simplicité.

Un comté difficilement accessible

Si l’Irlande représente un dixième de la France en superficie, ici, c’est bien toujours en temps de trajet qu’on compte les distances, pas en miles ni en kilomètres.

Un exemple avec cette partie de l’Irlande : Dublin – Malin Head (le point le plus au nord de l’Irlande, petite péninsule au Nord du Donegal) = environs 300 kilomètres. Partie un vendredi soir en voiture de Dublin, vers 18 heures, j’étais arrivée vers… 23h30 ! Jusqu’à Derry, ca allait. Mais sur les routes du Donegal, et de nuit, il m’avait fallu près d’une heure et demi pour finir les 50 derniers kilomètres !

C’est sans doute parce que cette partie de l’Irlande est si difficilement accessible (on n’y attérit pas par hasard 😉 ) qu’elle me fait fantasmer encore aujourd’hui. Je n’y suis allée que trois fois à ce jour, certes quelques jours à chaque fois, mais tout de même. De loin la partie la plus inaccessible de l’île et à mon goût, aussi la plus belle parce que brute et sauvage. Ses gens y sont aussi différents. Il faut un peu plus de temps pour les apprivoiser. Les visiteurs s’y font plus rares. La-bas, les druides existent toujours. On se met au diapason du temps, celui qui s’écoule des nuages, celui qui s’égraine du sablier.

Mes premières impressions en découvrant le Donegal

Je vous livre ici ce que j’en avais écrit à l’époque, mes premières impressions du nord du Donegal… et quelques photos en argentique. 🙂


“On ira tous au paradis”… Ce que ne dit pas Michel, c’est que le paradis se trouve sur Terre, en Irlande. J’y suis allée. J’en suis revenue, malheureusement. J’y retournerai, je l’espère! Le Donegal. Bout du monde du bout du monde. Là-bas, on n’est toujours pas habitué aux touristes. Là-bas, terre rude qui a fait naître des gens si généreux!

Paysages à la fois harmonieux et sauvages, doux et contrastés. Des plages de sable fin, immenses, avec pour seule limite une eau bleue turquoise d’un côté, et des montagnes venant se confondre et se finir en dunes couleur blanc sablé. Une immensité paradisiaque… Et il y en a à la pelle! De la peninsule d’Inishowen à Dun Fanaghy, de quoi faire pleurer les tours operators des Antilles!

Ouais, j’y étais.

On commence par Malin Head pour passer la nuit. Pis heureusement, je me suis trompée pour le reveil: levés à 6 heures au lieu de 9 heures… ce qui nous a offert un spectacle magnifique une fois arrivés au réel point le plus au nord de l’Ile, à Bahba’s Crown. Lever du jour, une lumière fantastiquement poétique sur la mer, les prairies se jetant dans l’océan ou l’océan venant fouetter les prairies, on ne sait plus, on ne sait pas.

Baie du comté du Donegal en Irlande

Un havre de paix. Le paradis, c’est ça. Rien, aucune civilisation. La mer, la fin de la terre, entrecoupée, terminant en quelques ricochets de rochers alignés, points de suspension d’un autre temps, d’un autre univers. Une eau argentée par la luminosité feutrée, soleil caché par les nuages lourds du petit matin donegalien. Pas un bruit, tout juste quelques moutons.

Et puis, sortie de nullepart, une famille de chèvres blanches, les parents et le chevreau, tout jeune. On photographie la Chèvre de Mr Seguin fois trois qui se trouve au bout du monde. Celle-ci nous suivra de loin, sur tout un bout de notre balade à pied longeant les falaises. Nous suivons la balade jusqu’au Finistère donegalien, “Hell’s hole” [trou de l’Enfer]. Pas très original comme nom, mais qui révèle bien l’intensité de la mer à cet endroit. Mer nuancée de bleus, venant frapper les immenses rochers et falaises. C’est pourtant un debut de journée calme.

Paradis et Enfer se cottoyent ici devant moi… Pincez-moi, je dois rêver.”

Hell's Hole, comté du Donegal en Irlande

Ce que l’histoire ne dit pas… 😉

Ce que je ne savais pas en écrivant ces mots, c’est que la suite du séjour allait être constante en terme de “ouahouté” avec falaises plus hautes et impressionantes que celles de Moher, moutons sauvages sur routes defoncées limitées à 100 km/heure quand on a du mal à passer la troisième, gens d’une extrême simplicité et hospitalité, et le meilleur homard de ma vie (aujourd’hui encore! 🙂 ), frais pêché du jour et grillé devant moi sur un port de ce nord Donegal, soleil couchant sur mer et montagne face à moi! 🙂

Commentez cet article ci-dessous si le Donegal vous a plu, que ce soit à travers ces mots, ou en vrai ! 😉

Si cet article vous a plu, vous pouvez en faire profiter vos contacts et partager :)
  • 149
  •  
  •  
    149
    Partages
  •  
    149
    Partages
  • 149
  •  
Posted in Récits de voyage, balades

8 Comments

  1. Helene

    Ce sera ma prochaine destination lorsque je retournerai en Irlande. Et suite à la description que vous en avez faite, je me concentrerai sur cette partie de l’île. Concernant les distances, on se fait avoir🤨! J’ai souvent entendu que l’Irlande était petite. Mais comme vous l’avez écrit, on ne roule pas trop vite sur certaines routes! Et c’est une donnée à prendre en compte lorsque l’on élabore son voyage pour ne pas passer à côté de certaines choses ! Jolies photos😀

  2. David

    My favourite place on Earth !!!! Je me suis fait quelques amis du côté de Dunfanaghy fin 2012. Ce bourg est devenu “my Irish home in the heart”, un repaire d’artistes, un brin touristique mais pas trop, de la musique live à gogo, idéalement situé entre montagnes et océan, aux portes du Gaeltacht… J’y retourne régulièrement et continue de découvrir de nouveaux endroits sans me lasser de ceux que je connais déjà. Je crois que j’irais finir mes vieux jours là-bas…

    • Aurélie Gohaud

      Ha oui, je comprend bien l’attrait pour le Donegal ! 😉 Le Wild Atlantic Way l’a mis sur la carte touristique il y a quelques années, et c’est très bien. A l’époque où j’ai écris ces mots, il y avait bien moins de visiteurs qui montaient là-haut !

    • Aurélie Gohaud

      Un bout du monde dont il est difficile d’en partir effectivement… Y vivre sur la duree est bien sur toute autre chose, mais le visiter, c’est exceptionnel ! 😉

Laisser un commentaire