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Le phare de Poolbeg à Dublin

Phare de Poolbeg Dublin Irlande

On n’en a peut-être pas l’impression lorsque l’on se promène dans les rues du centre-ville, mais Dublin est une ville côtière. Et à ce titre, sa baie est dotée de quelques phares ! Celui dont il est question aujourd’hui, le phare de Poolbeg, marque l’entrée du port de Dublin. Pourtant, rares sont les touristes qui s’y aventurent, et pour cause : le phare ne se situe pas sur l’île d’Irlande, mais à une poignée de kilomètres de ses côtes !

Malgré tout, il est possible de l’atteindre à pied, en marchant. Ça vous étonne ?

Allez ! Suivez-moi, je vous emmène vous balader dans la baie de Dublin, jusqu’au phare de Poolbeg ! Et pendant que nous marcherons, je vous dis tout sur ce lieu aussi emblématique pour les Dublinois, que méconnu des visiteurs de passage !

Et puis, à la fin de cet article, vous saurez enfin comment vous rendre au pied de l’unique phare accessible de la ville de Dublin !

Phare rouge Dublin

A propos du phare de Poolbeg

Dès 1717, la construction d’un phare flottant au bout d’une plateforme en bois supportée par des pieux en chêne est entamée à l’emplacement du phare de Poolbeg (« Poolbeg lighthouse » en Anglais).

Il faut attendre 50 ans et 1767 pour voir l’ensemble se faire remplacer par un mur et un phare en granite. C’est cependant en 1820 que l’édifice prend sa forme actuelle, à quelques kilomètres de la terre ferme.

En effet, à l’origine, le mur construit pour minimiser les bancs de sable obstruant le chenal, et au bout duquel est planté le phare de Poolbeg, mesurait 5 kilomètres de long. Un exploit d’ingénierie à l’époque ! Il est d’ailleurs longtemps resté la plus longue digue du monde, et est encore aujourd’hui, parait-il, l’une des plus longues d’Europe. Aujourd’hui cependant, avec l’avancée des constructions portuaires sur la mer, le mur qui s’avance dans la mer d’Irlande ne mesure plus qu’à peine deux kilomètres de long.

Tour ronde de 20 mètres de haut, le phare rouge marque pour les navires, cargos et ferrys en tout genre, l’entrée du port de Dublin.

Le phare de Poolbeg a été peint avec ce rouge vif distinctif (et très photogénique !) pour marquer bâbord, comme il est d’usage dans le code de la navigation, pour les navires entrant dans le port. Tribord, l’entrée droite du port de Dublin dans le sens de navigation, est indiqué à une cinquantaine de mètres de là, par le phare de North Bull, qui lui est peint en vert. L’accès à ce dernier est interdit pour les piétons car situé lui aussi en pleine mer, mais au bout d’une construction qui se fait recouvrir par les eaux.

Phare de North Bull Dublin

S’il est techniquement possible d’accéder au phare de Poolbeg en voiture, son accès motorisé lui est interdit. Les véhicules de surveillance de la police seront les seuls que vous verrez circuler sur la digue. 😉

L’accès à la digue et au phare est libre. A noter qu’il est dangereux de s’y aventurer lors de gros temps et les promeneurs doivent suivre les recommandations des autorités locales. La police y fait d’ailleurs de très nombreuses rondes ces jours-là.

Il n’est pas possible d’entrer ni de monter en haut du phare. Il est encastré dans deux murs latéraux (en théorie blanc immaculé mais régulièrement graffés ou taggués plus ou moins joliment), et son accès frontal protégé par une grille. On peut cependant le toucher et s’y adosser par sa face Est, puisque le bout de la digue s’élargit pour en faire le tour.

Balade au cœur de la baie de Dublin

Baie de Dublin Irlande

Si la plage ci-dessus fait bien partie de votre balade à pied jusqu’au phare de Poolberg, je ne la mentionne cependant pas dans l’article sur les plages de Dublin (liste non exhaustive 😉 ) ! Allez découvrir ces autres pépites de la capitale irlandaise dans cet autre article !

C’est une balade au cœur de la baie de Dublin sur laquelle je vous emmène pour accéder au phare de Poolbeg. A la fois sauvage et industrielle, une balade côtière et portuaire, faite de plages, de deux cheminées rouge et blanc, d’une digue, de grues portuaires, d’une réserve naturelle, de clapotis, de vent, de montagnes si proches et pourtant si loin, et de quelques kilomètres au départ d’un quartier sud de Dublin.

Une balade qui n’est sans doute pas du goût de tous, on aime ou on déteste, sans doute. J’aime. J’ai pourtant mis quelques années de vie dublinoise avant de la découvrir, même si j’en connaissais l’existence. Parce qu’en fait, cette lanterne rouge, à pied, elle n’est pas vraiment accessible depuis le centre-ville, assez loin pour l’échelle de la ville, plutôt excentrée.

Le plus simple pour y accéder, c’est donc de faire quelques kilomètres vers le sud, et de rejoindre Sandymount (pas de panique, je vous donne tous les détails plus bas ! 😉). Là, quand vous aurez pris une dernière boisson chaude au cœur du village, et passé les derniers cottages à palmiers, vous arriverez sur la grande plage de sable qui fait face aux deux cheminées emblématiques de la ville, que les visiteurs aperçoivent souvent dès leur arrivée en avion sur Dublin.

Vous ne quitterez désormais plus le bord de mer jusqu’à votre destination finale, plus de 5 kilomètres plus loin ! Couvrez-vous bien : écharpe, gants, et bonnet sont de mise quand on s’engage pour marcher sur la mer !

Parce que oui ! Vous allez marcher sur la mer ! La Mer d’Irlande ! Pendant 2 kilomètres !

Mais avant ça, on va longer la plage, en laissant sur votre gauche le Sean Moore Park. Vous marchez déjà en bordure de la baie de Dublin, et à mesure que vous avancez, vous apercevez de mieux en mieux les Wicklow Mounts, le parc national, plus au sud. Ce sera votre papier-peint pour la journée, quand vous regarderez sur votre droite. Systématiquement.

Cheminées port dublin

Et puis à ce stade, votre boussole, ce seront les deux cheminées de Dublin dont je vous parlais plus haut. Elles vous hypnotiseront, et nulle part ailleurs dans la ville vous ne pourrez les approcher de plus près. Elles joueront même à cache-cache avec vous lorsque vous longerez les dunes de la réserve naturelle d’Irishtown. Ouvrez l’œil pour la faune ornithologique qui grouille par ici, incluant les oies bernaches qui migrent du Canada l’hiver !

Retournez-vous : le stade de Landsdowne Road (désormais Aviva stadium) est apparu derrière vous ! 😉

Vous arriverez à Ringsend, avec une dernière petite plage avant de vous engager sur la digue.

promenade port de dublin

J’adore cette digue, car à marée haute, elle est à fleur d’eau, sans parapet. Alors oui, elle est solide et large, d’une dizaine de mètres peut-être. Mais les clapotis de l’eau peuvent venir vous lécher les semelles si vous vous aventurez trop près du bord !

A mesure que vous vous y engagez, vous sentirez vite l’air du large, du grand large, sur votre visage, dans vos cheveux, dans vos narines.

Et si sur votre droite, les Monts Wicklow se distingueront de mieux en mieux, sur votre gauche, c’est la péninsule d’Howth, et son autre phare, qui voudront s’approcher de vous, refermant ainsi la jolie baie de Dublin.

Toujours en avançant sur la digue, vous passerez le spot du club de natation joliment nommé Half Moon (demi-Lune), car oui ! On nage en mer à Dublin. C’est une tradition presqu’aussi vieille que le phare vers lequel vous vous dirigez.

Digue cheminées port de Dublin

Vous vous retournerez peut-être, pour admirez ce point de vue unique pour un piéton, celui qu’ont les navires lorsqu’ils entrent dans le port de Dublin. Vous y verrez au loin les grues portuaires, les deux cheminées que vous aviez passées plus tôt, ne semblant désormais ne faire qu’une. Mirage. Et puis, vous devinerez l’embouchure de la rivière Liffey, là-bas, à quelques kilomètres, le cordon ombilical qui vous relie à Fair City, à la capitale irlandaise.

Mais là, c’est le cœur de la baie de Dublin que vous voulez rejoindre. Vous l’atteignez. Il bat fort, il bat de tout son rouge vif. Vous respirez pronfondément la Mer d’Irlande qui s’ouvre face à vous, en tenant votre chapeau de peur qu’il ne s’envole. Oui, ça souffle fort, ça bat fort, ça vit fort au pied de phare de Poolbeg, le coeur rouge de Dublin !

Vue Contre-plongée Phare de Poolbeg

Le phare de Poolbeg, rappel du caractère insulaire de l’Irlande

Ce que je n’ai pas encore évoqué, et qu’on ne peut pas louper quand on s’engage sur la digue qui mène à ce phare dublinois, c’est le flot incessant des embarcations qui entrent dans le port de Dublin !

Le temps de parcourir la digue à pied, vous en verrez déjà plusieurs y entrer. De tout genre : cargos porte-conteneurs, pétroliers, ou les presque tout aussi imposants ferrys de Stena Line ou d’Irish Ferries qui arrivent du Pays de Galles ou de France, des dragues et autres navires pour travaux en mer, et parmi tout ça, de plus petites embarcations, de pêche, touristiques, ou de plaisance.

S’il y a une chose qui sera omniprésente lors de cette balade, c’est donc bien le caractère insulaire de l’Irlande. Evident, me direz-vous ? Pas forcément. Ça ne se ressent pas au quotidien lorsqu’on vit par exemple sans vue sur mer, dans une capitale d’un million et demi d’habitants où tout est disponible facilement. Pas non plus quand on habite loin des côtes et qu’on ne voit l’océan qu’occasionnellement, comme c’est le cas pour beaucoup d’Irlandais finalement.

Quasiment 50% des échanges de marchandises de la République d’Irlande passent par le port de Dublin, alors vous imaginez bien que le trafic de navires y est important, et que durant votre balade à pied jusqu’au phare, vous pourrez observer ce balais constant se dérouler juste sous votre nez !

Comment se rendre au phare de Poolbeg ?

Voilà, j’y arrive ! 😉

En voiture

Le parking d’usage pour se garer est celui qui se situe au bout de la digue, sur la route de Pigeon Hall. Il est gratuit, et assez grand, mais peut être pris d’assaut les weekends de beau temps. Sur votre navigateur, entrez « Great South Wall parking », il devrait vous y conduire tout droit ! 😉

Attention, si vous arrivez par les quais de la Liffey depuis le centre-ville, vous devrez passer par le péage à la sortie de Tom Clarke Bridge.

Une fois la voiture garée, il vous faudra tout de même faire les 4 kilomètres aller-retour, à pied sur la digue.

A pied

Phare Dublin Irlande

S’il existe une autre option pour tout faire à pied depuis le centre-ville, et qu’on peut aussi utiliser le bus pour se rendre à Sandymount, l’option ci-dessous est de loin la plus sympa, la plus rapide d’accès, et celle avec le plus de chances d’arriver à bon phare si vous n’êtes pas familier des environs. 😉

Depuis l’une des gares du centre-ville de Dublin (Connolly, Tara ou Pearse), prendre le Dart (train côtier) en direction de Bray ou Greystones. Terminus à Sandymount, une dizaine de minutes plus tard.

D’ici, c’est un peu plus de 12 kilomètres à pied, aller-retour, jusqu’au phare de Poolbeg.

De la gare de Sandymount, c’est simple : vous descendez tout droit en direction de la mer, un kilomètre plus loin ! Vous traverserez le village avec tout ce qu’il faut pour se restaurer, s’hydrater, sur place ou à emporter… Vous partez pour quelques heures de marche, pensez-y ! 😉

Dans tous les cas, vérifiez toujours avant de vous engager sur la digue, les prévisions météos et respectez les consignes des autorités locales.


Cet article vous a plu ? Allez fureter sur le blog, j’y ai une rubrique « Dublin » déjà bien fournie en balades dublinoises ! 🙂

Plus de photos de cette balade à pied jusqu’au phare de Poolbeg sur le compte Instagram @racontemoilirlande.

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Pour les commentaires, c’est ci-dessous, allez-y ! 🙂 Et bien sûr, partagez cet article sur vos réseaux sociaux et partout autour de vous, pour faire battre le coeur rouge de la baie de Dublin toujours plus fort !

Posted in Dublin, Idées Voyage et week-ends en Irlande, récits

2 Comments

  1. Hélène

    Bonjour Aurelie, merci pour cette nouvelle ballade Dublinoise😃 et les différentes informations. C’est vrai que lorsque l’on est à Dublin, on n’a pas l’impression d’être à côté de la mer. Les plages sont superbes😃, à découvrir😃. Bon week-end😃

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