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Vadrouille dans le West Cork confidentiel

Voyage dans le West Cork confidentiel, irlande

Nous étions au tout début du mois d’octobre, j’avais eu une saison de guidage longue et intense à Dublin et dans ses alentours, et j’avais envie et besoin de prendre le large, de repos, de grands espaces et d’Océan Atlantique. J’avais envie de West Cork, pour quelques jours. Côté météo, cela coïncidait avec une nouvelle tempête annoncée, Amy. C’est donc de cette vadrouille de 5 nuits dans ce que j’ai appelé le « West Cork confidentiel » dont je vais vous parler dans les lignes qui suivent. 🙂

Qui suis-je ? Voir la page à propos.

West Cork ? Jamais entendu parler !

Seven Heads peninsula, West Cork; Irlande

West Cork : expression communément employée en Irlande pour désigner l’Ouest du comté de Cork, tout simplement. Il s’agit de l’extrême Sud-Ouest de l’île d’Irlande.

Pour une plus large couverture géographique de cette très belle partie de l’Irlande, je vous invite à découvrir l’un des tous premiers articles que j’avais écrit sur le blog et qui détaille les péninsules du West Cork. Vous y découvrirez aussi pourquoi mon intérêt de longue date envers cette région d’Irlande. 🙂

Ici, c’est sur un tout petit périmètre du West Cork sur lequel je me concentre pour partager un peu de cette vadrouille, dont une bonne partie dans des coins plus confidentiels.

Quelques jours dans le West Cork confidentiel

Le terme « confidentiel », dans l’utilisation que j’en fais ici, cela signifie moins fréquenté, moins connu, voire occulté de la majorité des visiteurs. Tout simplement. D’ailleurs, la plupart des voyageurs qui arrivent via Cork partent vers l’Ouest, le plus souvent Killarney dans le Kerry, parfois vers les péninsules du West Cork jusqu’à Baltimore, en s’arrêtant quelques heures ou une nuit à Kinsale, voire à Clonakilty, en suivant les axes routiers principaux. Si vous prenez une carte en suivant mon parcours lors de cette vadrouille, vous constaterez que j’ai passé le gros de mon séjour au Sud de ces trajets entre Cork et la côte Ouest de l’Irlande. 🙂

Clonakilty

Clonakilty, mon point de chute pour cette petite semaine dans le West Cork. Je m’étais trouvée un super petit cocon à une dizaine de minutes du town, chez l’habitant, dans leur jardin plus précisément. Une « cabin », ou une « hut » comme on dit ici. Tout ce qui me faisait rêver à l’annonce d’une tempête à passer dans ce qui semblait aussi solide qu’une coquille d’oeuf ! Je m’imaginais déjà y bouquiner des heures en attendant que le mauvais temps passe. En réalité, ce n’est pas vraiment ce qui s’est passé !

Mary, la propriétaire des lieux, travaille à l’école locale. Avec son mari, ils ont investi dans ces deux cabins durant la période COVID. Depuis, avec l’inflation constante en Irlande, les revenus de ces deux locations touristiques permettent au couple de s’offrir leurs vacances annuelles à l’étranger, sans quoi ils ne pourraient plus se le permettre.

Jour 1 : Innishannon, Timoleague Abbey et alentours de Courtmacsherry

J’étais partie de Cork tranquillement en fin de matinée, et en suivant la N71 qui me menait vers l’Ouest, je m’étais arrêtée à Innishannon. Raison première : parce que je ne m’y étais jamais arretée, et c’était une raison suffisante pour le faire. Raison secondaire : y prendre le lunch en espérant y trouver un café bien cosy qui servirait une bonne soupe maison. Je trouvai mon bonheur dans un petit café le long de la nationale et je me laissai finalement tentée par soupe maison ET sandwich ! J’adore ces lieux en Irlande. On parle souvent des pubs comme lieux sociaux dans ce pays, mais les cafés, dans un autre registre et à des heures différentes, le sont tout autant. Ce jour-là, en semaine, les occupants sont des femmes avec enfants en bas âge, des retraités, mais aussi quatre hommes en tenue de travail type maintenance des routes, des canalisations ou des lignes électriques.

Après une courte balade digestive à Innishannon, fléchée le long de la rivière et à travers un petit bois, j’ai repris la route direction Timoleague Abbey. Timoleague Abbey se situe sur la Wild Atlantic Way. Cette route marketée par l’office de tourisme irlandais depuis 2015 n’a rien créé, si ce n’est promouvoir (avec succès) et aménager des sites à visiter, facilement accessibles, le long de la côte Atlantique Sud et Ouest de l’Irlande. Cette partie Sud de la Wild Atlantic Way reste néanmoins bien moins fréquentée que la côte Ouest. J’étais d’ailleurs seule dans ces somptueuses ruines ce jour-là. Le ciel était gris, l’atmosphère humide, parfait pour passer une bonne heure dans ces ruines à ciel ouvert. Petite information non négligeable : elles sont libres d’accès, tout comme les places de parking alentours. 🙂

  • Ruines, Timoleague abbey, West Cork, Irlande
  • Timoleague abbey, comté de Cork, Irlande
  • Croix celtiques, abbaye de Timoleague, West cork confidentiel, Irlande

De là, j’ai repris la route vers le tout proche village de Courtmacsherry, en longeant la mer. Là-bas, je me suis d’abord baladée sur la plage et sur les trottoirs de la route côtière. Courtmachserry, tellement calme et paisible en cet après-midi d’octobre, tout ce dont j’avais envie pour cette retraite automnale dans le West Cork ! Mais ce n’était pas pour ça que je me rendais à Courtmacsherry ce jour-là. 16 ans plus tôt, dans un pub de Courtmacsherry, un local m’avait fortement suggéré d’aller traîner mes bottines de rando dans celle qu’il m’avait alors nommée la « bluebell forest », du nom de ces clochettes bleuées qui en recouvraient le sol à cette époque estivale de l’année. J’avais suivi ses conseils. Une forêt enchantée, enchanteresque, des bouleaux, des frênes et d’autres espèces natives. Et comble de magie : le sentier débouchait sur la côte avec vue sur le phare de Old Head of Kinsale, au loin ! Cette balade forestière est depuis ce jour restée parmi mes préférées en Irlande, si ce n’est ma préférée. Mais je ne l’avais encore jamais expérimentée à l’automne. Ce que je fis ce jour-là. Pour la trouver, suivre la route qui longe la plage jusqu’au parking du Rowing Club, où elle se termine. Prendre le sentier au-dessus du parking (balade désormais fléchée, circuit fuchsia). N’hésitez pas à revenir me dire en commentaire de cet article ci-dessous si, un jour, vous avez l’occasion d’aller fouler ce charmant sentier ! 🙂

Et pour cette fin de journée, petit tour au très chouette West Cork railway village de Clonakilty (fermait les jours suivants pour cause de tournage m’y a t-on dit). Là encore, j’étais toute seule.

Le soir, je profitais d’être dans la région pour rejoindre une copine de longue date pour quelques pintes à Kinsale. Les prévisions météo des jours à venir ne nous avaient laissé d’autre choix que ce milieu de semaine si nous voulions nous voir. Pas de Murphy’s locale pour moi ce soir-là, mais Guinness 0.0, volant oblige. 🙂

Jour 2 : Péninsule des Seven Heads

Cottage côtier, comté de Cork, irlande

Tempête Amy annoncée. Réveil matinal sans vent, ni pluie, ni soleil. Et le radar météo m’annonce que j’ai jusqu’aux alentours de 10h00 pour pouvoir me balader et explorer avant que le ciel ne change d’humeur. Ce sera donc une escapade dans les environs proches de Clonakilty où je suis basée pour ce séjour, et ça me va très bien ! Comment je voyage ? Depuis toujours, la même technique : ne rien prévoir, me laisser surprendre, entre étude détaillée des cartes mais seulement une fois sur place et nez au vent, au gré des envies ou des rencontres. Et surtout, surtout ! Prendre le temps, cette expression tellement illusoire, car le temps ne se laisse jamais prendre.
Sur cette deuxième journée donc, exit les circuits touristiques fléchés, et ça fait un bien fou d’avoir le plaisir de découvrir des paysages dont les réseaux sociaux ne sont pas saturés ! Direction la côte Sud-Ouest de la Seven Heads Peninsula. Je n’ai eu que 2 heures pour cette balade, la météo m’ayant forcée à rentrer à l’abri, mais j’aurais pu passer la journée dans ce rayon de 30 minutes de route de Clonakilty, tellement paisible, tellement ce que j’aime de l’Irlande et d’ailleurs ! Et forcément, un jour d’alerte météo annoncée, vous ne croisez absolument personne sur la route (pas même un tracteur !) et encore moins dehors à se balader sur ces magnifiques plages, criques, falaises ou routes côtières !

Je me souviens de la frustration apparue très rapidement ce jour-là, dès que je m’étais engagée sur la si charmante Ring road en quittant Clonakilty. Une tempête arrivait, et je devais optimiser le peu de temps que j’avais devant moi : je garderai les premiers kilomètres près de Clonakilty à explorer pour un autre jour, ou je pourrai y retourner facilement même avec peu de temps devant moi, et je décidai donc de continuer à rouler pour découvrir ce coin d’Irlande qui semblait avoir échappé à la transformation touristique des côtes irlandaises. Ici, pas d’hébergements touristiques, de commerces ou de pubs aux couleurs éclatantes, pas de panneaux indiquants quoi que ce soit autres que de rares noms de localités, pas de parkings aménagés pour les arrêts photos le long des routes côtières, de touts petits ports de pêche clairsemés, des fermes, des maisons isolées, et des routes sinueuses suffisement larges pour s’y faire croiser deux vélos. Raffraîchissant.

Barry's cove, crique péninsule Seven Heads, Irlande

Mon premier arrêt fut Barry’s Cove, petite crique très protégée de l’océan où j’ai bien failli y laisser ma voiture embourbée (pas de parking aménagé, je vous le disais ! 🙂 ). Des bouées flottantes non occupées, et un kayak de mer rangé sur la plage, le long des rochers. Plage totalement confidentielle non visible de la petite route de campagne, une maison 100 mètres plus haut le long du chemin d’accès. Je me dis que les enfants qui ont grandi là, s’il y en a eu, ont eu cette grande chance d’avoir accès à un cadre de vie idyllique, avec une plage quasiment privée et une campagne protectrice alentours, loin du tumulte de notre monde moderne.

J’ai repris la route, je me suis perdue avec plaisir sur les routes de campagne de la péninsule en espérant souvent ne pas y croiser de tracteur, en m’arrêtant parfois, hâpée, charmée, et amoureuse de l’Irlande comme au premier jour. Un embarquadaire avec barques, casiers, filets, chevaux (oui ! oui !) et deux maisons alentour. C’est tellement paisible. Et puis, et puis… Dunworley Beach. Je n’irai pas plus loin. Côte sauvage, déchiquetée, sable fin, collines vertes qui s’y jettent, petites falaises. Photogénique à souhait, surtout sous ce mauvais temps et cette mer qui commençait a bien se démonter. Mes envies de grands espaces, de contemplation et d’Océan Atlantique se voyaient comblées.

  • Chevaux muret bord de mer, Irlande
  • Route et paysage du West Cork hors sentiers battus, Irlande
  • Crique et falaises colorées, West cork, Irlande
  • Dunworley Beach, Irlande confidentielle

Jour 3 : d’Inchydoney beach à Castlefreke

Quand je regarde les photos que j’ai prises lors de cette journée, il y a presqu’autant d’ambiances que de photos elles-mêmes ! La faute à une météo particulière, une grande amplitude horaire et aux sites visités ce jour-là, qui tiennent pourtant dans un mouchoir de poche. Troisième journée de cette vadrouille dans « le West Cork confidentiel », censée être la plus mauvaise d’un point de vue météo, bizarrement c’est celle qui m’a offert le plus d’arrêts et de paysages contrastés de tout mon séjour. En réalité, dans cette partie du West Cork, on a été relativement épargnés par la tempête Amy. Il a s’agit davantage de beaucoup de pluie et de fort vent par moment, que d’une véritable tempête.

Inchydoney Beach, plage comté de Cork, Irlande

J’ai commencé ma balade par Inchydoney beach, très populaire localement l’été, avec résidences, restauration saisonnière, toilettes, douches, activités nautiques. Mais ce jour-là, j’ai profité de cette immense plage de sable fin pour moi toute seule là encore. Evidemment, j’ai dû écourter la balade quand il s’est mis à pleuvoir vraiment trop : retour à la voiture, et j’ai filé visiter le musée sur la figure locale, Michael Collins, dans le centre de Clonakilty, et constater que le lieu n’avait pas changé depuis ma dernière visite en 2019 (ouvert en 2016).

Cloheen Strand, comté de Cork, Irialnde hors sentiers battus

Ce n’est qu’aux alentours de 15h30 que j’ai pu ressortir et continuer à me balader, en empruntant cette fois-ci la route côtière via Cloheen Strand et Dunmore Bay avec quelques arrêts le long du trajet. Dunmore Bay beach par exemple, que je n’avais pas vu avant de descendre de voiture en me garant sur le petit refuge le long de la route. Petite plage de sable fin, cachée en contrebas de la route, aussi charmante que discrète et surplombée par vertes prairies et vaches. En remontant à la voiture, j’ai discuté avec une femme : elle attendait ses copines pour aller se baigner, un grand classique en Irlande ! Bretagne et Irlande, même combat : peu importe la météo, toujours des irréductibles pour se baigner ! 😉

Kilkeran Lake, lac en Irlande

Mes roues ont continué de me menée davantage vers l’Ouest, des routes et des paysages que je connaissais. Et puis, on oublie Michel : des lacs, il y en a partout en Irlande, y compris en bord de mer. Une simple route sépare Kilkeran Lake des dunes et des affronts de l’Océan Atlantique. Balade fléchée depuis le parking de Owenahincha beach et malgré les fortes pluies de ces derniers jours, les abords du lac restaient praticables avec mes chaussures de randonnée dans les pieds. J’avais découvert ce lac il y a quelques années, en me rendant au tout proche phare de Galley Head pour en rencontrer son gardien dans le cadre de mon tour d’Irlande en 32 portraits d’Irlandais (article à retrouver sur le blog).

J’ai ensuite passé un long moment dans les dunes et sur la plage d’Owenahincha beach. Celle-ci se trouve sur la route du Wild Atlantic Way, même si l’arrêt « officiel » avec son poteau nommé « Galley Head » se trouve plus loin. Immense plage de sable fin, Mr Atlantique déchaîné et le phare de Galley Head en arrière-plan sur la carte postale. Si le soleil commençait à baisser et par conséquent à colorer le ciel, je n’ai pas voulu y attendre le coucher de soleil : il faisait froid avec ce vent, mais surtout, il y a un site que j’avais souvent aperçu depuis cette route et qui m’intriguait de par son isolement, sans pour autant n’avoir jamais pris le temps d’y aller : cette fois-ci, j’allais enfin faire ce détour pour aller découvrir les environs de Castlefreke !

Owenahincha beach, Wild Atlantic Way, Irlande

La proriété est privée, ancienne demeure bourgeoise avec éléments néo-gothiques entourée de terres agricoles, très beau troupeau de vaches Angus également. Quelques petits panneaux le long de la route indiquent des sentiers pédestres. J’en suis un premier, qui me mène en haut d’une colline avec très grande croix celtique moderne et abondamment décorée de symboles nationalistes. Elle domine le paysage, vue sur l’Océan Atlantique et la plage où j’étais précédemment, pourtant je ne l’avais pas du tout aperçue avant de me retrouver à son pied. Le temps presse en cette fin de journée d’octobre, je ne m’attarde pas, parce que ce que le site sur lequel je veux vraiment me rendre, c’est cette église isolée en ruines tellement intrigante que j’avais aperçue depuis la route côtière une première fois il y a 20 ans !

Plus loin, un autre petit panneau en bois m’indique un sentier perpendiculaire à la route, qui part à travers les bois, en direction de ces ruines. Je n’ai besoin que de quelques dizaines de mètres sur ce sentier boisé pour en ressentir sa magie, son atmosphère particulière. Les arbres dans les forêts semi-naturelles en Irlande sont souvent particuliers, ils me parraissent plus vivants, plus présents et plus communiquants qu’ailleurs. C’était vraiment le cas ici aussi. Et puis, le chemin s’ouvre soudain sur un enclos avec les ruines de cette église. A l’écart de la route et à l’aurée du bois, entourée d’anciennes tombes abandonnées, mais aussi d’une ferme isolée au milieu de vertes prairies sur lesqelles paissent d’autres Angus avec vue sur l’océan. Le lieu est envoûtant. Je pousserai jusqu’au bout de ce que la pénombre me permit pour rester sur place (plus de 20 ans que j’avais voulu y venir la première fois !), mais j’avoue que le lieu et le bois à traverser qui me paraissaient étrangement habsité ne m’invitait pas à m’y attarder dans l’obscurité. J’ai donc rejoins la voiture en allongeant le pas, et j’ai pu profiter d’un bout de ciel rougeoyant en rejoignant la côte avant de poursuivre de nuit jusqu’à Clonakilty.

Jour 4 : de Drombeg stone circle au beacon de Baltimore pour le coucher de soleil sur West Cork

En me replongeant dans mes notes et photos pour écrire cet article, je me suis surprise de tout ce que j’avais fait dans cette autre journée de virée dans le West Cork ! Pourtant, j’avais vraiment pris mon temps, vraiment ! En effet, si vous regardez sur une carte les points où je suis allée (il s’agit d’une sélection et pas de tous les endroits où je me suis baladée), vous constaterez que je n’ai vraiment pas couvert beaucoup de distance… Bon, quand même 14km à pied m’indiquait mon podomètre une fois rentrée le soir.

Je ne vais donc pas détailler tous les endroits où je suis allée, mais voici pour suivre mon parcours de manière non exhaustive mais chronologique :

Drombeg stone circle, comté de Cork, Irlande

Drombeg stone circle fut le premier arrêt de la journée. Ce que les photos des réseaux sociaux ne montrent jamais concernant ce site, c’est sa localisation. Au mileu de prairies valonnées, de haies, d’ajoncs, paysage de bocage irlandais, et avec vue sur l’Atlantique au loin. Quelques autres vestiges archéologiques se trouvent sur place, comme ce rare exemple très bien conservé d’ancien lieu de cuisson typiquement irlandais datant de l’Age de Bronze. On a des traces d’autres « fluacht fliadh » en Irlande, mais celui de Drombeg permet de se faire une bonne représentation de l’utilisation de cette ingénieuse technique de cuisine domestique de l’époque.

Pour la suite de la matinée, la météo était changeante, avec averses, arcs-en-ciel, éclaircies. Parmi mes arrêts, Glandore et environs, à pied. J’y ai aussi déjeuner au chaud avec vue sur mer.
Le matin, j’avais aussi fait un détour par la route côtière depuis Glandore jusqu’à Leap, simplement parce que j’avais une envie pressante et qu’à cette saison, un matin, j’ai dû faire des kilomètres pour trouver un endroit ouvert (Tout fermé à Glandore, y compris les toilettes publiques) ! Le détour valait largement le coup, les couleurs automnales commençaient à transformer le paysage arboré de bord de mer, et avec la luminoisité de ce jour-là, c’était magnifique !

Paysage West cork automne

Cette halte m’a aussi permis de découvrir un endroit totalement original, ce minuscule café à l’ancienne à Leap, tenu probablement par un artiste, en attestent les sculptures et autres oeuvres dans l’arrière-cour qui mène à une jolie cascade bien cachée. Le genre de café où tout le monde se retourne et vous dévisage quand vous entrez, tellement surpris qu’ils sont d’y voir une touriste débarquer entre ces quatre murs à cette saison. Trois hommes que j’ai aperçus plus tard travaillant en extérieur sur machines agricoles y prenaient un « fry breakfast » gargantuesque, avec doubles portions de frites, d’oeufs, de bacon. Accent local avec curseur poussé au maximum, j’avais bien du mal à comprendre quoi que ce soit de leur conversation !

Après le déjeuner, le ciel m’a permis de me balader à pied dans les environs de Unionhall, encore un village de bord de mer très, très tranquille en ce jour d’octobre d’après tempête. Coup d’oeil à ma carte 1:50 000. j’y aperçois à quelques kilomètres de là une petite route qui enjambe un bras de mer et mène sur un finistère comme je les aime. Je décide de m’y rendre. Je ne regretterai pas.

Mon moment préféré de cette journée, quelques kilomètres à pied jusqu’à un des ces cimetières côtiers si typiques de l’Irlande, où se mélangent croyances et morts des temps anciens et d’aujourd’hui. Ruines et tombes du passé comme récentes, le tout avec vue sur une mer turquoise aussi insolente que le soleil qui brillait désormais au beau fixe. Le phare de Galley Head toujours au loin.

Myross, petit coin de paradis, cocon paisible avec quelques habitations clairsemées, sans doute ma plus belle découverte de ce séjour dans le West Cork. Et de la loin la plus confidentielle. Mes photos ne traduisent en rien les bonnes ondes de ce petit bout d’Irlande.

La journée paraît déjà bien remplie, mais il n’est qu’aux alentours de 15h30 quand je reprends la route. Il y aura différents arrêts, Castletownshed, Tragumna, entre autres, avant de me rendre à ce que j’avais en tête depuis le matin : Baltimore Beacon, pour un coucher de soleil que je n’espèrais certainement pas aussi dégagé (ciel bleu, lunettes de soleil obligatoire !). Nous étions Samedi soir et le lieu est populaire des jeunes du coin qui viennent y siroter leurs bières entre amis ou amoureux pour admirer le spectacle. Pourtant, seul un photographe avec objectif téléscopique était présent sur le site, au loin, cherchant à s’isoler comme tout bon photographe nature. Je suis restée un long moment à profiter de cette très jolie pointe, mais suis partie avant que le soleil ne touche l’horizon.

Comme je montais dans la voiture, une bande de jeunes, fin de vingtaine, arrivaient à pied depuis le village, bières en main et rires aux lèvres.

Jour 5 : sur la plus classique péninsule de Mizen Head

Cette cinquième journée dans le West Cork, je l’ai passée sur la plus fréquentée péninsule de Mizen Head. Trop court, tellement trop court ! Mais la météo des jours précédents en avait décidé ainsi. Au moins, j’ai profité d’un ciel bleu insolent, d’eaux turquoises et de verts fluos végétaux. De coups de soleil également. C’était d’ailleurs la première fois que je profitais de la péninsule de Mizen Head sous une telle météo ! J’avais initialement prévu y randonner, mais à nouveau, la météo en avait décidé autrement et avec toute la pluie tombée avec Amy, il était inconcevable de s’aventurer pour une quelconque randonnée, et celle que j’avais envisagée nécessitait un sol qui soit tout sauf détrempé. Pas grave, Mizen Head avait bien d’autres pépites à proposer !

Vue depuis le pont de Mizen Head, Irlande

Sur le blog, il y a quelques années, dans l’article dédié aux péninsules de West Cork mentionné plus haut, voici un extrait de ce que j’avais écrit concernant Mizen Head :  » (…) Ces routes qui mènent nulle part, de celles construites à l’époque de la Grande Famine à la sueur des fronts de ceux qui voulaient juste manger, survivre. Et quand l’une d’elles vous aura finalement mené à la pointe de Mizen Head, dont le pont d’accès a été restauré en 2010, vous n’aurez plus qu’à faire demi-tour et aller vous perdre à nouveau vers Croockhaven, puis traverser Goleen, Schull, en voyant peut-être surgir sur un bord de route, bien cachées derrière des haies, face à la mer, des constructions mégalithes des temps anciens. (…) ».

Petit aperçu de la générosité de cette journée en photo :
📸 1 : vers Toormore.
📸 2, 3, 4, 5 : pointe de Mizen Head
📸 6 : Barley cove
📸 7 : Killane Bay, sur la route vers Crookhaven

  • P

Les paysages sont connus, ils n’en restent pas moins superbes, mais sous ce ciel bleu, c’était une première pour moi !

Journée 6 : dernier jour dans le West Cork, balade aux alentours de Ring

Demie-journée plus exactement, car il me fallait rentrer chez moi, à la capitale, le jour-même. 😉 J’en ai profité pour me libérer de ma frustration de ma deuxième journée de cette vadrouille et explorer davantage les alentours de Ring, face à la presqu’île d’Inchydoney, tout près de Clonakilty. A marée basse ce matin-là, mais je me suis baladée à pied le long de la route, quelques kilomètres, après avoir posé la voiture. Tellement paisible, là encore, ce petit bout de West Cork. Une communauté de pêcheurs, quelques maisons parsemées ici et là, pas de commerce, seuls les deux pubs islolés côte à côte le long de la route dont un seul est encore en activité à ce jour. Bout de terre qui borde une avancée de mer. Ring, bien nommé.

  • Port confidentiel Wst cork Irlande


Je vous félicite si vous avez pris le temps de lire ce très long article dans son intégralité ! 🙂 J’espère qu’il vous aura permis à minima de vous évader, et au mieux donné envie de prendre le temps d’aller explorer le West Cork, le plus souvent loin des foules. 🙂 J’ai partagé davantage de photos de ce périple sur Instagram @racontemoilirlande.officiel. Et comme toujours, si vous le souhaitez, vos commentaires suite à cet article sont à laisser ci-dessous, je les lis tous, toujours avec plaisir ! 🙂

Posted in Idées Voyage et week-ends en Irlande, récits
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