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[Podcast] La légende d’Halloween : Jack-o’-lantern

Légende Halloween Jack-o-lantern

La légende d’Halloween que je vais vous raconter maintenant est un conte, une légende irlandaise, qui existe depuis… on ne sait pas quand exactement, parce que les contes et légendes irlandaises se transmettent depuis toujours par tradition orale. Cette légende d’Halloween est celle de Jack-o’-lantern, un personnage plutôt… roublard ! Certains diront qu’il ne s’agit d’ailleurs pas d’une légende, et que Jack-o’-lantern aurait bel et bien existé… au XVIIIème siècle !

C’est cette histoire que je vais vous conter aujourd’hui, celle de cet homme qu’on appelait aussi Jack l’Avare (« Stingy Jack », en Anglais). Transmises à l’oral, les versions ont évolué, divergé au fil des siècles. Voici la mienne…

Vous pouvez, au choix, écouter ma version de cette légende d’Halloween enregistrée ci-dessous, ou la lire ci-après.

Ecoutez le podcast dans le lecteur ci-dessous ou téléchargez-le en cliquant sur “download” pour l’écouter quand vous voulez, sur l’appareil de votre choix ! 😉


Avant de devenir Jack-o’-Lantern

Etrangement, on sait peu de choses sur la vie de Jack, si ce n’est qu’il était forgeron, rusé comme un renard, et qu’il buvait beaucoup. L’histoire que l’on connaît aujourd’hui commence d’ailleurs au crépuscule de sa vie.

Un soir où il avait trop bu, le Diable vint le voir, avec l’intention de prendre son âme. Jack le supplia de le laisser prendre un dernier verre, et pour mettre toutes les chances de son côté, il invita même le Diable à s’asseoir avec lui !

– Je t’invite, mon ami, à partager ce dernier verre avec moi !

Jack fouilla dans ses poches, sachant pourtant bien qu’il ne lui restait plus un penny pour payer la tournée. L’air étonné, ce filou retourna ses poches et s’adressa alors au Diable, en ces mots :

– Pauvre idiot que je suis… Je n’ai plus un sou… Dis-moi, Diable, toi qui peux prendre toutes les formes que tu veux, ne te transformerais-tu pas en une pièce, que je puisse nous offrir ce verre ?

Et le Diable s’exécuta.

Posée sur le comptoir, Jack pris la pièce, et décida finalement de la garder pour lui : on ne le surnommait pas Jack l’Avare pour rien ! Et au lieu de s’en servir pour payer les boissons comme il l’avait promis, il la plongea au fond de sa sacoche en cuir !

A l’époque, toutes les chaumières étaient équipées de croix, car on disait qu’elles repoussaient le Diable. Jack, qui savait qu’il n’était pas le plus saint des hommes, se doutait bien qu’un jour le Diable viendrait le chercher. Alors, il ne s’était pas contenté d’accrocher une croix au-dessus de la cheminée, ou de la porte de sa chambre, non ! Il avait toujours au fond de sa sacoche, depuis bien longtemps, cette croix en fer qu’il avait forgée et qui l’accompagnait partout !

Le Diable se retrouva donc pris au piège, prisonnier au fond de la sacoche de Jack, grâce à cette croix ! Mais le Diable était malin. Il ne laissa aucun répit à Jack, à qui il parlait continuellement, jour et nuit, ce qui rendit vite le vieux forgeron complètement fou ! Le Diable réussit ainsi à négocier très vite sa libération. Jack accepta, sous deux conditions : que le Diable le laisse tranquille pendant un an, et surtout, qu’il ne vienne jamais lui prendre son âme.

– Tu as ma parole, accepta le Diable.

Jack put ainsi profiter de sa vie pendant un an de plus, sans que le Diable ne vienne l’embêter. D’escroqueries en additions non payées, la vie fût belle pendant douze mois pour ce malin de Jack !

Deuxième surcis pour Jack

Quand l’année fût écoulée, le Diable revint pour chercher l’âme de Jack. Celui-ci le piégea à nouveau, en lui demandant de grimper dans un pommier, pour lui accorder une dernière fois le goût de ce fruit qu’il aimait tant.

Le Diable s’exécuta encore une fois, et alors qu’il était grimpé dans le pommier, Jack s’empressa d’y clouer sur son tronc, la croix en fer qui logeait dans sa sacoche !

Le Diable se trouva coincé dans le pommier, prisonnier une nouvelle fois par cette même croix qui l’avait coincé un an plus tôt ! Il fallut au diable toute sa force de persuasion pour négocier à nouveau sa libération.

– Très bien, dit Jack. Je te laisse aller, si tu promets de me laisser tranquille pendant les dix prochaines années !

– Tu as ma parole, consentit le Diable.

– Et de ne jamais prendre mon âme !

– Bien entendu. Je te l’ai déjà promis il y a un an.

Et c’est sur cet accord que Jack put ainsi profiter de dix années supplémentaires, sans jamais revoir le Diable.

Découvrez une autre légende irlandaise en écoute, celle de la Chaussée des Géants, sur cet autre podcast en cliquant ici.

Dénouement

Mais Jack, qui était déjà vieux au début de l’histoire, mourut peu de temps après la fin de cette décennie.

Bien sûr, la vie de Jack avait été remplie de tellement de vices, d’escroqueries, et de travers en tout genre, que Dieu ne pouvait l’accepter au Paradis. Le Diable, quant à lui, avait promis qu’il ne lui prendrait pas son âme. Et puis, de toute manière, il était tellement vexé d’avoir été piégé à deux reprises par Jack, qu’il ne voulait pas de lui en Enfer !

Ne pouvant aller ni ici, ni là, Jack se retrouva coincé sur Terre, dans le noir.

– Je ne vois rien, il fait tout sombre pour moi ici, désormais ! Laissez-moi au moins de quoi éclairer devant moi, que je sache où j’aille !

– Voilà pour toi, coquin ! répliqua le Diable, en lui lançant un morceau de charbon en fusion.

Jack le ramassa, et s’empressa de creuser un navet qu’il avait sous la main. Il y inséra le charbon et ses braises. Muni de sa lanterne de fortune, Jack s’enfonça dans la nuit noire et continua ainsi d’errer sur Terre, pour l’éternité. En Irlande, il fût vite connu sous le nom de Jack à la lanterne, ou Jack-o’-lantern.

Comment les navets se sont transformés en citrouilles

Avec les années, à l’époque de Samhain (différentes prononciations possibles selon les régions, la plus communément acceptée étant « saw-in »), la fête irlandaise à l’origine d’Halloween, les gens commencèrent aussi à creuser leurs propres versions de la lanterne de Jack, en sculptant des visages terrifiants, dans des navets, ou même des pommes de terre. Ils les plaçaient sur les bords des fenêtres ou les pas de portes, espérant ainsi effrayer Jack lui-même, et les autres mauvais esprits.

Des années plus tard, les Irlandais exportèrent cette tradition vers les Etats-Unis… Là-bas, à l’époque d’Halloween, c’était les citrouilles qu’on récoltait… et on trouva vite que ce fruit était parfait pour y sculpter des visages terrifiants, et le transformer en lanterne !


Partagez avec petits et grands à qui vous souhaitez faire découvrir cette légende irlandaise d’Halloween ! Et bien sûr, vous pouvez commenter ci-dessous pour nous dire ce que vous pensez de cette version, ou même, si vous en connaissez une autre. 😉

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Posted in Contes et légendes, Coutumes et traditions, L'Irlande dans le monde

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