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Séamus et le Père-Noël : Opération Père-Noël !

Conte de Noël irlandais

Voici un conte de Noël irlandais tout droit sorti de mon imagination, que j’ai écrit pour mêler à la fois la magie de l’Irlande, et celle de Noël. Ceci est le deuxième volet d’une histoire commencée dans cette première publication.

(…) Pour aller rencontrer le Père-Noël, Séamus le leprechaun avait pensé à tout, tout organisé, tout préparé.

Il avait d’abord bien choisi la demeure des Grands Êtres chez qui il irait se camoufler pour attendre le Père-Noël. C’était un foyer où grandissaient quatre enfants, tous âgés de moins de 10 ans. Ainsi, se disait Séamus, il faudrait du temps pour que le Père-Noël descende le conduit de la cheminée, avec ses bras chargés de cadeaux ! Et il lui faudrait encore davantage de temps pour les installer près de la cheminée. Et puis, dans cette maisonnée de Grands Êtres, les adultes laissaient toujours sur la table de la cuisine, un verre de whiskey, un toast tartiné de bon beurre irlandais si crémeux, et un peu de gâteau de Noël aux fruits secs, préparé des semaines à l’avance comme le voulait la tradition, afin que le Père-Noël puisse se réchauffer et reprendre des forces avant de repartir sur sa tournée. Pour Séamus, c’était certain : dans cette maison, le Père-Noël s’attarderait plus longtemps, et le petit leprechaun aurait alors tout le temps de le voir, et même, de lui parler !

Séamus avait bouclé en temps et en heure les nombreuses commandes de souliers que les fées lui demandaient en nombre chaque année pour le solstice d’hiver. Le 24 décembre, il était alors fin prêt pour aller rencontrer le Père-Noël.

Ne voulant éveiller aucun soupçon de la part du Père-Noël qui, disait-on, observait tout, Séamus se rendit très tôt dans la maison des Humains, le matin du 24 décembre. Ainsi, se disait-il, personne ne s’apercevrait de sa présence, pas même le Père-Noël, trop occupé sans doute à cette heure-là, à charger son traineau pour sa Grande Livraison du soir-même.

Séamus passa la journée caché près de la cheminée, dans l’ombre du tas de tourbe que l’on utilisait pour chauffer la maison. Il en avait d’ailleurs glissé un peu dans sa gourde pour parfumer son whiskey, qu’il avait bien pris soin d’emmener avec lui, afin de rester éveillé jusqu’à l’arrivée du Père-Noël. Car cette année, point de concoction habituelle pour s’endormir en attendant le passage du Vieux Monsieur à la barbe blanche ! C’était tout l’inverse qu’il fallait au petit leprechaun, pour l’aider à garder les yeux ouverts toute la nuit s’il le fallait !

Mais l’inquiétude le guettait, et toute la journée il ne cessa de cogiter. Allait-il réussir à ne pas dormir pour attendre le Père-Noel ? Le Père-Noël passerait-il dans la maison s’il s’apercevait qu’une âme non endormie y était présente ? Oh non ! Soudain, Séamus fût pris de panique ! Et si sa présence privait les enfants humains du passage du Père-Noël, et de cadeaux ? Même si les leprechauns étaient connus des humains pour leurs fourberies, Séamus ne pouvait pas infliger cela à ces quatre enfants, ce serait cruel. Et cruel, Séamus ne l’était certainement pas.

Il réfléchit beaucoup. Longtemps. Devait-il renoncer à son rêve, et retourner chez lui, ni vu, ni connu ? Cela lui aurait fendu le cœur, lui qui avait attendu si longtemps pour rencontrer le Père-Noël. Il décida alors de continuer son aventure, et de rester là où il était, en se disant que non, vraiment, le Père-Noël n’avait aucune raison de se douter de sa présence dans cette maison.

La nuit tomba, et les Grands Êtres se retrouvèrent autour du feu de cheminée, pour une veillée en famille, où chants et histoires alternaient entre les chamailleries des enfants. Car ce soir-là, les enfants étaient particulièrement énervés. Séamus le savait : il avait observé tant de veillées de Noël chez les Humains, qu’il avait constaté que tous les ans, les mêmes scènes se répétaient. Et le soir de Noël, chaque année donc, un air de fête et d’excitation envahissait les foyers de la campagne irlandaise. C’était bien normal après tout, car lui aussi, Séamus, était pris d’une forme d’impatience à l’idée du passage du Père-Noël ! Et même si pour lui, les réveils de Noël avaient toujours été synonymes de déception, il était bien décidé cette année à changer cela !

Ce soir-là, les adultes couchèrent les enfants bien plus tard qu’à l’habitude, et Séamus commençait déjà à trouver ses paupières lourdes de sommeil. Les adultes revinrent dans la cuisine, et quand l’un s’affaira à éteindre le feu dans la cheminée en s’assurant bien de ne laisser aucune braise, l’autre prépara la collation pour le Père-Noël : whiskey, pain, beurre, et gâteau de Noël. Puis, se fût à leur tour de se retirer pour aller dormir.

Séamus resta seul dans le noir, à la même place que là où il s’était installé le matin-même : sous le stock de tourbe, près de la cheminée. De là, il ne pourrait manquer l’arrivée du Père-Noël, qui bien que supposée discrète, devait tout de même se faire entendre pour quiconque se trouvait si proche de la cheminée !

Les minutes passèrent, et la fatigue se faisait de plus en plus sentir pour notre pauvre Séamus, qui avait travaillé dur ces dernières semaines pour fabriquer tant de jolis souliers pour les célébrations du solstice d’hiver. Gloup ! Une rasade de whiskey tourbé ! Instantanément, Séamus se sentit revigoré, et yeux et oreilles grand ouverts, il attendit le moindre signe de vie dans la cheminée.

D’autres minutes s’écoulèrent. Puis, les minutes se transformèrent en heures. Rien ne se passait, que le hululement d’une chouette posée sur un chêne voisin. Les doutes vinrent à nouveau assommer Séamus. Et si le Père-Noël ne passait pas cette année, par sa faute ? Il n’eut le temps de tergiverser bien longtemps, que des bruits se firent entendre à l’extérieur de la maison. Un raffût, bien plus que des bruits en réalité. Mais qui cela pouvait-il bien être, un soir de Noël, à cette heure tardive de la nuit ?

La poignée de la porte du dehors grinça… Mon Dieu ! Un cambrioleur la nuit de Noël ? C’était impensable !

À suivre…


C’était donc le deuxième volet de ce conte irlandais de Noël, « Séamus et le Père-Noël« .

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